Histoire & Urbanisme

Il faut regarder attentivement sur le cadastre de 1820 pour constater qu’il y a bien quelques maisons regroupées de part et d’autre du grand chemin d’Aix avec la mention Hameau de Saint-Louis. C’est au retour de la première croisade, en 1254, que Saint Louis, roi de France (Louis IX) fait bâtir une chapelle confiée aux religieux du carmel établis aux Aygalades en 1238.


Eglise saint Louis

20, chemin de St-Louis au Rove, 13015 Marseille

métro : station Bougainville, puis bus 25 ou 26,

L’église a été construite en 1935, par l’architecte Jean Sourdeau.

Elle est repérable par son dôme qui lui donne une allure byzantine, et par l’ange de sept mètres de haut, les mains tendant la couronne d’épines.

Voir en ligne : http://marseille.catholique.fr/Egli...

A l’époque où les quartiers nord connurent les immigrations ouvrières : italiens, espagnols, grecs, arméniens, africains, puis maghrébins, l’église était enclavé parmi des usines et des entrepôts.

Elle est marquée par la tradition ouvrière, patronages et œuvres de jeunesse. Le béton constitue l’élément principal de l’église. Il est inscrit sur le site du diocèse de Marseille :

« Les parois droite et gauche sont ornées de fresques traduisant la présence du Christ au plus profond de la vie des travailleurs. Ces fresques, dans le style du réalisme socialiste, sont des agrandissements en papier marouflé d’illustrations parues dans le calendrier de la J.O.C. en 1943 et 1948. A droite le symbole de l’unité dans le Christ, à gauche celui de la libération.

Elles symbolisent, au sortir de la deuxième guerre mondiale, la décision de l’Église de Marseille d’autoriser une expérience de Mission Ouvrière et de permettre la naissance de communautés chrétiennes en grande proximité avec la population de ces quartiers et se faisant l’écho de leurs luttes et de leurs espérances, en particulier à travers "Fraternité, Le Journal de la Communauté Chrétienne de Saint Louis".

C’est à La Cabucelle, avec le Père Jacques Loew, et ici à Saint-Louis avec le Père Jean Gentile, qu’est née, durant ces années, l’aventure des Prêtres Ouvriers dans l’Église Catholique. Une plaque funéraire, placée à l’entrée, près du vitrail de "Marie, Reine de la Paix" rappelle la mémoire de l’un d’entre eux : André Bergonnier, prêtre-docker, mort comme bien d’autres compagnons de travail, à la suite d’une chute au fond de la cale d’un bateau.

D’ici, racontent les anciens, après bien des débats à la fin des messes du dimanche, de nombreuses initiatives sociales ont été prises par les chrétiens : Mouvement Populaire des familles, Opérations-Surprises pour "squatter" les appartements vides et y loger des familles encore à la rue, associations de "Castors" pour permettre aux ouvriers de construire, eu-mêmes et ensemble, leurs propres maisons.

La crypte a été conçue comme salle de spectacle (prolongement de l’ancienne salle de patronage) pour l’animation culturelle du quartier, l’accueil des groupes de jeunes, de mouvements d’Action Catholique et même jusqu’en 1970, d’un club de boxe, d’où est issu un champion européen (Roger Gambini). Aujourd’hui cette tradition continue en accueillant de la danse berbère mais aussi des repas pour les plus démunis. »


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