Entretien avec Menouar Hamache

Entretien avec Menouar Hamache

fondateur et coordinateur de l’association Sud Culture à Campagne Lévêque. (le 6 octobre 2009)

L’association a été créée en 1996 à La Cabucelle et réside depuis 2001 à Campagne Lévêque. Elle a été créée par des passionnés de musiques berbère et d’Afrique du Nord. « Je suis un peu musicien, je fais un peu de poésie... je suis venu du monde culturel berbère » explique Menouar Hamache.

Il souligne « pour bien défendre la culture berbère dans le monde de la culture en France, il faut se professionnaliser ». C’est donc pour se professionnaliser dans les domaines de la musique et du spectacle que Sud Culture fut créée.

L’association est aussi ouverte à d’autres musiques : « on soutient des artistes de musiques du monde, musiques urbaines, y-a pas de frontières, on reste ouverts ».

Le projet s’installe dans les quartiers Nords pour les habitants qui croient pour eux la culture inaccessible. « On travaille sur la culture comme facteur de lien social avec des artistes » et sur : « comment créer l’accés à la culture pour un public dans les quartiers ».

Dans l’association, ils sont trois salariés : Une chargée de communication et de développement, une chargée de diffusion des artistes à d’autres festivals ou structures, et un coordinateur.

Le noyau de l’activité de Sud Culture est l’organisation du festival annuel des musiques berbères et populaires d’Afrique du Nord « Tamazgha ». Ce festival qui se déroule au théâtre de la Sucrière s’appelait avant « Souk musique ». Ilexiste depuis 2006 et a été rebaptisé (pour éviter la confusion avec zouk).

Cette année, le mauvais temps n’a pas permis le concert en plein air programmé le samedi, il a dû changer de lieu et a été transféré au Centre culturel Mirabeau le jour même, des navettes ont été assurées. « Pour nous, ça a été quand même une réussite, parce qu’on a été au bout, y-a d’autres festivals qui ont été annulés. Vis à vis des artistes qui s’étaient déplacés, on tenait à ce que ce soit maintenu, on a perdus les gens qui prenaient leurs billet sur place à la dernière minute, à cause du temps. Ca a été une expérience enrichissante dans le sens où on a maintenu le festival malgrès les intempéries » Les perspectives « pour ce festival Tamazgha qu’on veut développer et inscrire dans « capitale européenne 2013 » sont qu’on veut l’étendre à d’autres quartiers, par exemple les 13-14, et occuper d’autres lieux culturels comme l’Alhambra, le centre culturel Mirabeau, le centre culturel Busserine, le théâtre du Merlan, si on peut créer des partenariats avec ces structures culturelles.

. Parmi les autres activités de Sud culture il y a les ateliers musicaux dans les collèges et les écoles (Collège Arthur Rimbaud et école de la Cabucelle). Elles font partie des actions éducatives du conseil général et sont soutenues par le Cucs. Ces actions ont aussi lieu dans des temps extra scolaires au centre culturel Mirabeau.

Les ateliers musicaux animés par Noureddine Chenoud sont destinés à un jeune public ; ils visent à « sensibiliser à l’expression et à la création musicale par l’expérimentation du chant, de la voix, des instruments de musique, de l’écriture de chansons » Autre axe important des activités de l’association : l’accompagnement d’artistes, « on les aide à se structurer, à trouver un studio, à développer sa carrière, à faire un press book. On tient une permanence au Centre Mirabeau pour les répétitions. On a un catalogue d’artistes qu’on diffuse à l’échelle nationale et internationale, qu’on propose à des festivals et qu’on fait tourner ».

Comme on le constate Sud Culture maintient une volonté d’aller de l’avant et de programmer de beaux moments musicaux. Nous lui souhaitons bonne route pour tous ses projets.